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11 novembre 2008, 90 ans déjà

Alors que le 12 mars 2008 s’éteint à l’âge de 110 ans Lazare Ponticelli, le dernier survivant des anciens combattants français, il est plus que nécessaire de rappeler les évènements qu’illustre la commémoration du 11 novembre. Après 4 ans de guerre, l’armistice est signé à Rethondes entre l’Allemagne et les Alliés le 11 novembre 1918.

Une fois la paix avec les Russes signée, l’armée allemande se masse en nombre sur le front de l’ouest. Le haut commandement allemand décide de lancer une offensive d’envergure au mois de mars, voulant profiter du surnombre avant l’arrivée massive des troupes américaines rendue possible grâce aux bateaux anglais. Leur objectif : créer une rupture sur un front étroit afin d’isoler l’arrière. Cette rupture a lieu à Saint-Quentin. Mais le Général Joseph Joffre, qui s’est illustré lors de la 1ère bataille de la Marne en septembre 1914, réussit à stopper l’armée allemande aux portes d’Amiens.

Une 2ème offensive se tiendra le 9 avril au nord de Béthune, puis une 3ème le 27 mai connue sous le nom de « Chemin des Dames ». L’armée allemande réussit à traverser la Marne à Dormans et prend Château-Thierry le 1er juin ; Paris n’est plus qu’à 60 km. Malgré la dureté des combats, le front allié tient bon. La 2ème bataille de la Marne qui se déroula du 27 mai au 06 août sera le théâtre où se jouera l’issue de la guerre.

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La prochaine attaque allemande a lieu le 15 juillet à l’est de Reims. Mais celle-ci a été anticipée par les Alliés. La contre-offensive est organisée par le Général Foch nommé depuis le mois d’avril Général en Chef des Armées Alliées en France afin d’instituer un commandement unique ; elle sera menée le 18 juillet par le général Mangin dans la forêt de Villers-Cotterêts et le général Degoutte qui reprendra Château-Thierry le 20 juillet.
La 2ème bataille de la Marne aura été le théâtre d’affrontements marqués autant par les pertes humaines que par les moyens matériels mobilisés ; en effet, chars, avions et canons sont venus en soutien des divisions d’infanterie. Avec la Grande Guerre s’est ouvert l’ère industrielle. La rupture ici n’est plus d’ordre militaire.

La commémoration est plus qu’une nécessité, c’est un devoir. Avec la disparition du dernier « poilu » Lazare Ponticelli, plus que jamais le devoir de mémoire doit s’inscrire dans la continuité. Le risque d’oubli est là, dû au temps, bientôt un siècle nous séparera de la guerre qu’on appelait la « Der des der » mais également dû à la disparition des acteurs et des témoins directs de ces évènements.

L’acte commémoratif résulte de la volonté de chacun de se souvenir de notre passé collectif et se souvenir est déjà un acte de résistance qui ne peut être le seul fait des historiens. 
La commémoration a de particulier et d’admirable qu’elle crée un pont entre le présent et le passé en regroupant les générations autour du souvenir des évènements fondateurs des valeurs de notre société telles que la morale du devoir et la liberté.

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Ce 11 novembre 2008, à Etrépilly, 90 ans après la signature de l’armistice, nous nous sommes souvenus de ceux qui nous ont transmis cet héritage historique.